Le don de sperme est possible en France depuis 1973 et devient aujourd'hui de plus en plus répandu dans le monde entier. Il a été mis en place dans de nombreux pays afin de répondre à une demande croissante de l'insémination artificielle des couples ne pouvant pas avoir d'enfants qui pourront bénéficier d'une bonne mutuelle et santé le cas échéant.
Cette pratique consiste à donner aux hommes qui le souhaitent, une possibilité légale de déposer leur sperme dans une clinique ou dans une banque du sperme dans le but de l'utiliser ensuite dans le processus de l'insémination artificielle. En France, le don du sperme doit être gratuit, volontaire et anonyme, mais il existe des pays où le donneur est obligé de communiquer son identité à des services spécialisés.
Les registres actuels montrent qu'à ce jour 38 000 enfants ont été conçus en France grâce à cette pratique.
Certains cas d'infertilité, ne peuvent pas être secourus autrement que par un don du sperme ou celui des ovocytes. Mais ce dernier (contrairement au don du sperme) reste encore toujours très marginal, surtout à cause d'un très petit nombre des donneuses. C'est la cause principal d'un long temps d'attente (entre 1 et 3 ans)entre la déposition de la demande des gamètes (spermatozoïdes ou ovocytes) et l'étape finale: l'insémination artificielle.
La possibilité légale de don de spermatozoïdes s'adresse bien évidemment aux couples qui souhaitent mais ne peuvent pas concevoir un enfant. Les causes d'une telle situation peuvent être variées.
L'homme peut être naturellement dépourvu des spermatozoïdes, ou ne pas en avoir assez pour concevoir. Les spermatozoïdes peuvent aussi présenter des anomalies, qui rendent la fécondation impossible. Il est aussi possible que certains traitements médicaux aient détruit ou endommagé les spermatozoïdes.
Le don d'ovocytes est en France, à l'image du celui des spermatozoïdes, volontaire, gratuit et anonyme.
Mais il est toujours beaucoup moins bien connu et de fait, très rarement sollicité. Les délais d'attente sont ici encore plus longs que ceux pour les gamètes masculines (spermatozoïdes).
Il y a quelques années, une discussion mettant en cause l'anonymat de donneur de spermatozoïdes a fait surface et a fait réfléchir beaucoup de personnes sur le sujet. Cela a eu lieu suite à de nombreuses demandent de rendre l'identité de donneur accessible, revendiquées par des associations des enfants conçus grâce à ce procédé et devenus adultes aujourd'hui.
Le sujet a été longuement examiné par la Commission chargée de l'examen du projet de loi de bioéthique et l'anonymat du donneur a finalement été maintenu en France.